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Réussir la transition énergétique

Approche territoriale

Depuis sa création, l’Association négaWatt concentre son activité d’expertise à l’échelon national, notamment à travers la réalisation du scénario négaWatt. C’est à ce niveau que son action est la plus efficace, au regard de ses moyens et des autres acteurs déjà présents.

Mais les territoires ne sont pour autant pas oubliés ; ils ont eux aussi un rôle crucial à jouer dans la transition énergétique. Conscients de ces enjeux, l’Association négaWatt et l’Institut négaWatt ont depuis plusieurs années mené des travaux à l’échelon régional.

Scénarios négaWatt régionaux

Sur commande des régions, l’Institut négaWatt a réalisé avec plusieurs partenaires deux scénarios régionaux, Provence-Alpes-Côtes d’Azur en 2012 et Centre-Val de Loire en 2017. Un troisième est en cours de réalisation en Bourgogne-Franche-Comté.

Ces scénarios reproduisent l’approche développée par l’association autour de son scénario national, en l’adaptant aux spécificités du territoire.

Approche régionale dans l’élaboration du scénario négaWatt national

Lors de l’élaboration de son scénario négaWatt 2017-2050, l’association a étudié la possibilité d’intégrer une approche régionale visant à mieux appréhender les gisements de réduction de consommation et de production d’énergie renouvelable à cet échelon, et ainsi de pouvoir décliner le scénario national sur les territoires régionaux.

Cet exercice a mis en lumière la difficulté d’accès aux données au niveau régional, et le manque d’homogénéité de ces données entre régions. De ce fait, le travail n’a pu totalement aboutir, mais il a permis de mieux préciser certains secteurs au niveau régional (industrie, mobilité et transport notamment).

Vers un cadre commun des SRADDET

Instaurés par la loi NOTRe de 2016, les schémas régionaux d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET) doivent être élaborés par chaque région. Ils remplacent les anciens schémas régionaux climat-air-énergie (SRCAE), en les fusionnant avec d’autres exercices régionaux (schémas des infrastructures et des transport, schéma régional de cohérence écologique, etc.).

Lors de la réalisation des précédents SRCAE, l’absence de définition d’un cadre interrégional harmonisé a conduit à une impossibilité méthodologique de les comparer, ou de les agréger au niveau national pour vérifier leur cohérence vis-à-vis des engagements nationaux de la France et leur articulation par rapport aux actions nationales.

Étape 1 : Construction d’un cadre harmonisé

Pour y remédier, l’Association négaWatt a élaboré - avec le soutien de quatre régions - un cadre harmonisé pour les principaux indicateurs et périmètres du volet énergie. Ce cadre s’appuie sur une modélisation simplifiée des principaux vecteurs énergétiques, et permet de mettre ainsi en cohérence les ressources primaires et les consommations énergétiques finales.
Le respect de ce cadre interrégional a pour objectif :

  • de garantir une compatibilité minimale des exercices régionaux, une base de comparaison entre régions, et la mise en exergue de leurs complémentarités, permettant ainsi une politique publique nationale de l’énergie cohérente et une meilleure coordination des échelons de décision et de mise en œuvre,
  • de rendre possible une agrégation nationale, permettant de vérifier la convergence avec les objectifs de la loi de transition énergétique (baisse de 50 % de la consommation finale en 2050 par rapport à 2012, réduction d’un facteur 4 des émissions de GES par rapport à 1990, part de 32 % des énergies renouvelables dans la consommation d’énergie finale brute en 2030, etc.).

Étape 2 : Agrégation des SRADDET

Une seconde phase est désormais ouverte, visant à récupérer les résultats des volets énergie des SRADDET des huit régions restantes, de les adapter si nécessaire au format permettant leur agrégation et de les concaténer pour vérifier la cohérence entre ces exercices régionaux et les objectifs nationaux. La question de la solidarité entre les régions est également un point fondamental à traiter dans cet exercice de comparaison : les différentes régions sont-elles en mesure de contribuer aux besoins d’importation de leurs voisines, et capables en retour d’absorber les éventuels excédents de productions ? L’approche menée jusqu’à présent par les régions ne permettait pas de vérifier ces éléments.