L’énergie, une richesse inégalement
consommée
Sans énergie, pas de vie, pas de développement.
Or, aujourd'hui, sur notre planète, la surconsommation la plus débridée
côtoie des pénuries criantes : un citoyen américain consomme à lui
seul 8 tonnes d’équivalent-pétrole par an, alors qu’un habitant du
Bangladesh doit vivre avec 40 fois moins. La consommation d'électricité
est encore plus inégale : 7070 kWh par an et par personne en France,
contre … 22 kWh seulement en Ethiopie !
Et 40 % de la population mondiale reste tout
simplement privée d’électricité.
La consommation mondiale d’énergie est restée très longtemps stable lorsque
l’homme n’utilisait l’énergie que pour sa survie et ses besoins
alimentaires.
À partir de 1850 la révolution industrielle a
provoqué une augmentation brutale des besoins en énergie. Celle-ci n'a
cessé ensuite de croître de façon explosive sous l'effet conjoint de
l'augmentation du niveau de vie et la croissance simultanée de la
population.
Actuellement la demande mondiale d'énergie croît
de 2 % par an en moyenne. Elle a tendance à ralentir dans les pays
industrialisés, mais augmente dans les pays émergents.
Et en France, après une période de prise de
conscience lors des deux chocs pétroliers, la consommation d’énergie
des ménages est repartie de nouveau fortement à la hausse !
La consommation d’énergies fossiles est une
des principales sources de la dégradation de l'environnement.
Les gaz qui augmentent l'effet de serre (CO2, NOx,
SO2) sont principalement
issus de la combustion des carburants fossiles, de l'activité
industrielle et de la déforestation.
Certains gaz utilisés pour la production de
froid et la climatisation des habitations et des automobiles provoquent
une dégradation de la couche
d'ozone qui laisse alors passer les rayons UV-B. Ces rayons peuvent
avoir des effets nocifs sur l'écosystème mais aussi sur la santé.
Les pluies
acides sont une forme de pollution atmosphérique causée par les
oxydes de soufre et les oxydes d'azote. Ces gaz, principalement issus
des usines et des automobiles, acidifient les nuages et retombent sous
forme de pluies qui affectent gravement les écosystèmes.
Les déchets
nucléaires issus de la production d'énergie atomique représentent
un risque sans précédent pour les générations à venir, certains
restant en activité pendant des milliers d'années. À l'heure
actuelle, aucune solution n'a été trouvée pour les retraiter de façon
satisfaisante. Ni l'enfouissement ni le stockage ne peuvent être considérés
comme durablement fiables.
La déforestation à des fins de production d'énergie
est une des principales causes de la désertification
des sols. En plus des grandes famines qui en résultent déjà,
l'accroissement démographique rend extrêmement préoccupante la perte
de terres productives au profit du désert.
Des ressources limitées et épuisables
Au rythme actuel de notre consommation, de
quelles ressources énergétiques disposerons-nous demain ?
Le pétrole sera la première source d’énergie à s’épuiser vers
2040, dans moins de deux générations …
L'uranium et le gaz naturel n'atteindront pas les années 2075. Le charbon
est plus abondant, mais ses
réserves utiles ne dépassent pas deux ou trois cents ans.
Enfin les difficultés de la surgénération et
de la fusion nucléaire montrent que la perspective de disposer à court
terme d’une énergie abondante et quasi-gratuite reste pour
l’instant un mythe.
Seule l'utilisation de toutes les formes d'énergies
renouvelables (solaire, éolien, hydraulique, bois et biomasse) et une
augmentation de l’efficacité énergétique permettront d'éviter de
piller définitivement notre planète pour nos seuls besoins immédiats.
Efficacité énergétique
et négaWatts
Inégalités criantes, croissance non contrôlée
de la consommation, augmentation des atteintes à l'environnement,
gaspillage de ressources fossiles limitées …
En matière d'énergie, l'état des lieux est
accablant.
Or nous continuons à produire et à consommer
toujours plus en ayant, comme l'autruche, la tête douillettement enfoncée
dans le sable : les générations à venir nous regarderont comme de
redoutables gaspilleurs, doublés d'insouciants pollueurs laissant à
nos descendants le soin de s'occuper de nos déchets.
Est-ce inévitable ? Comment rompre avec ce
comportement irresponsable sans réduire notre qualité de vie ?
De nombreuses réponses existent, simples, de bon
sens, immédiatement applicables par tous. Elles se fondent sur
l'efficacité énergétique , c'est-à-dire réduire à la
source la quantité d'énergie nécessaire pour un même service, mieux
utiliser l'énergie à qualité de vie constante.
Par exemple, le seul fait de concevoir une
habitation en tenant compte correctement de l'orientation (et donc de
l'ensoleillement) diminue de 15 à 30 % les besoins de chauffage, et
donc la consommation d'énergie.
Autre exemple : remplacer une classique ampoule de
100 W par une lampe basse consommation de 20 W revient à utiliser 5
fois moins d'énergie pour assurer un même niveau d'éclairage. La
puissance électrique nécessaire est ainsi réduite de 80 W.
En d'autres termes, le remplacement de cette lampe
génère "80 Watts en moins" : on parle alors de
"production de négawatts ".
Devenez producteur de négaWatts !
“Produire des négaWatts”
c’est donc rompre avec nos (mauvaises) habitudes en préférant la
sobriété énergétique au gaspillage.
C’est rechercher la meilleure utilisation possible de l’énergie,
plutôt que de continuer d'en consommer toujours plus.
Loin du "retour à la bougie ou à la lampe à
pétrole", cette démarche vise à faire la chasse aux watts
inutiles grâce à une utilisation plus efficace de l’énergie, et à
recourir judicieusement aux énergies renouvelables.
Une démarche triplement gagnante :
> pour le consommateur, qui voit ses factures d'énergie
diminuer,
> pour l'emploi, par la diffusion de nouveaux équipements
plus performants et le développement décentralisé de tous les métiers
de l'énergie,
> pour l'environnement, car l'énergie la moins
polluante est celle que l'on n'a pas besoin de produire.
Il existe partout de véritables "gisements de
négawatrts"
|